Marine et Modélisme d'Arsenal
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Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20)

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Message  G. Delacroix Mer 27 Jan 2021 - 10:23

LA BELLE - REALISATION DE LA MATURE ET DU GREEMENT

MATURE
Toute la mâture est conforme aux plans de la monographie. Aucune partie de la mâture (barres de misaine et grand mât, barres et chouquets des mâts équivalents de perroquet) n’est collée sur une autre. Tous ces éléments sont emboités et démontables. La mise en place des mâts a été réalisée en partant de la poupe vers la proue, mâtereau d’artimon, grand mât, mât de misaine, beaupré.

En faisant abstraction du mâtereau d’artimon qui peut être placé en dernier avec l’antenne et cordages associés (manœuvres dormantes et courantes), la mise en place des mâts a commencé par l’érection du grand mât avec les barres de hune équipées des poulies aiguilletées sur le premier traversin, ensuite :
 La pose des bas haubans ;
 La réalisation des enfléchures et mise en place des quenouillettes pour le trélingage ;
 Le placement de la grande vergue avec détermination de la longueur totale de l’itague, fixation de la seconde branche de l’itague sur la vergue, réalisation de la liaison entre les deux composants de la suspente, mise en place du racage et finalement réalisation du palan d’itague;

Lorsque la grande vergue est en place, pose du grand étai avec sa boucle fixée sous le croc de la courbe de capucine et ridage à l’aide des moques.
Le bas mât de misaine peut alors être placé avec ses barres de hune et traversins (équipés des différentes poulies et dormants des drailles des palans d’étai), ses haubans, les enfléchures, etc. comme pour le grand mât. Mise en place ensuite sur le capelage de grand mât des pantoires des palans d’étai avec pour chacun poulie violon et de draille avec mise en place des drailles. Les palans sont établis après la mise en place du canot sur son chantier.

Le beaupré est ensuite placé avec sa liure pour permettre la mise en place de l’étai de misaine.

Lorsque les bas mâts sont placés et équipés des manœuvres dormantes, les mâts de hune (petit et grand hunier) peuvent être mis en place, équipés des vergues (Compte tenu de la réalisation des racages). Vient ensuite le placement des haubans, gambes de revers, enfléchures, trélingage, etc.
Les mâts de « perroquet » avec barres équipées (poulie de descente de la cargue fond de la voile estropée au centre du premier traversin et cosses rondes pour les balancines de la vergue de hunier estropées aux extrémités du deuxième traversin) et chouquets sont placés en dernier, après avoir installé les galhaubans et les étais de petit et grand hunier.


GREEMENT
Tous les cordages et manœuvres sont des aussières sauf les câbles des ancres et les étais de grand mât et de misaine qui sont des grelins réalisés à partir de trois aussières.  
Le gréement de « La Belle » a été réalisé suivant la description donnée dans la monographie sauf pour certains cordages et manœuvres précisés ci-après.
Dans les textes qui suivent « Passer devant un élément x » signifie passer entre cet élément et la proue. « Passer derrière un élément x » signifie passer entre cet élément et la poupe.

Etai de petit hunier
La monographie précise, page 87, « L’étai du petit mât de hune se rend sur le rouet d’une poulie double 162 mm dont l’estrope est frappée sur une boucle chevillée sur la courbe de beaupré et va se tourner et roidir sur le collier de l’étai de misaine ».
Pourquoi une poulie double pour faire passer un seul cordage ?
La poulie double sert à faire un palan de ridage de l’étai de petit hunier comme le montre la photo ci-dessous.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 117
Photo 1

L’extrémité de l’étai de petit hunier estrope une cosse ronde sur laquelle fait dormant le garan du palan ainsi qu’une poulie simple 162 mm. Les deux poulies forment un palan de ridage de l’étai (l’effort de ridage est ainsi beaucoup plus faible que sans palan).
Le garant après être passé dans le second rouet de la poulie double passe dans l’espace formé par la moque et la boucle d’étai (Cf. photo 2 ci-dessous) et va se tourner sur une des branches de la boucle d’étai de grand mât (dans le modèle, la branche bâbord). 
Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 217
Photo 2
Balancines de civadière
La photo 2 permet également de distinguer la poulie simple tribord chevillée à environ 30 cm à l’extrémité du beaupré pour le passage de la balancine tribord de civadière. Bâbord symétrique.
Cette photo montre également la poulie double chevillée juste derrière la courbe de beaupré et qui sert aux boulines de voile de petit hunier qui après cette poulie passent entre le beaupré et la boucle d’étai pour se tourner sur les taquets 19 (numéro tiré de la monographie comme les autres numéros précisés dans la suite) cloués sur le beaupré.
Le choix des taquets de proue pour le tournage des différentes manœuvres permet d’éviter le croisement de certaines d’entre elles.
Ainsi, sur le côté tribord du beaupré, de droite à gauche (côté bâbord symétrique) :
Taquets 18 – cargues boulines de voile de misaine.
Taquets 17 – balancines de vergue de civadière.
Taquets 16 – cargue point de voile de civadière.
Taquets 15 – bras de vergue de civadière.
Taquets 14 – écoutes de voile de civadière.
Les autres taquets du gaillard avant sont utilisés pour les manœuvres suivantes (Cf. photo 3 et 4 ci-après).
Taquets 13 – La cargue point tribord de la voile de misaine, après être passée dans la poulie aiguilletée sur la vergue de misaine, descend vers de gaillard avant devant le premier hauban, passe dans une poulie de retour crochetée à la boucle 4, (la poulie est équipée d’une estrope à longue queue pour le crochet afin d’éloigner la cargue du premier hauban) et se tourne au taquet 13. Cargue point bâbord symétrique.
Taquets 12 – Amures de voile de misaine (« font dormant … » comme dans la monographie9.
Taquets 10 – drailles des palans d’étai comme dans la monographie.
Taquets 9 – Les balancines de misaine, après être passées dans les poulies chevillées à l’avant du chouquet descendent derrière la vergue de misaine et vont se tourner sur les taquets 9.
Taquets 8 – les boulines de grande voile passent dans les poulies coupées (11) clouées sur le plat bord et se tournent sur les taquets 8.
Taquets 7 – Les boulines de voile de grand hunier passent dans les poulies aiguilletées sur le traversin arrière des barres de misaine et descendent se tourner sur les taquets 7.
En ce qui concerne les taquets cloués sur le bordé intérieur du pavois, au-dessus du taquet à cœur sur lequel se tourne l’amure de grande voile, on a :
Taquets 30 – garans des palans de candelette de misaine.
Taquets 29 – les balancines de petit hunier, après être passées dans les cosses rondes estropées au deuxième traversin des barres de perroquet, descendent vers le pont en passant entre le troisième hauban du bas mât de misaine et le palan de candelette et se tournent sur les taquets 29.
Taquets 28 – (Cf. écoute de voile de misaine).
Taquets 31 – Cf. Cordages associés aux ancres de bossoir et d’affourche.
 
Etai de grand hunier
L’étai de grand hunier est également équipé d’un palan de ridage. Après être passé dans la poulie chevillée sur l’arrière du chouquet de misaine, l’étai descend le long du mât de misaine, vers le gaillard avant en passant sur le côté bâbord de la boucle de grand étai et estrope à son extrémité une poulie violon qui forme un palan avec une poulie simple crochetée à un anneau symétrique à celui utilisé pour le palan d’itague de la vergue de misaine.
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Photo 3

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Photo 4
La photo 4 ci-dessus montrent également les taquets de mât tribord et bâbord situés dans un plan passant par l’axe central du mât et perpendiculaire à la quille et qui servent au tournage des manœuvres suivantes.

Drisse de petit hunier
La drisse de vergue de petit hunier descend vers le gaillard d’avant en longeant la face arrière du chouquet de misaine, passe dans une poulie de retour crochetée à la boucle 2 tribord et se tourne sur le taquet de mât tribord T1.

Cargue fond de la voile de petit hunier
La cargue fond de la voile de petit hunier monte en passant dans la boucle d’étai de petit hunier vers la poulie frappée sur le premier traversin des barres de perroquet, redescend toujours en passant à l’intérieur de la boucle d’étai vers le gaillard avant en longeant la face bâbord du chouquet de misaine, passe entre le deuxième et troisième traversin des barres de misaine, passe finalement dans une poulie de retour crochetée à la boucle 2 bâbord et se tourne sur le taquet de mât bâbord T2.

La photo ci-dessous donne une vue des barres de misaine.
On y distingue entre autres la drisse de petit hunier longeant la face arrière du chouquet, la cargue fond qui passe à bâbord entre le 2ième et le 3ième traversin ainsi que les drailles des palans d’étai et poulies estropées sur le dernier traversin.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 517
Photo 5

Les poulies de descente des drailles et des boulines de grand hunier ont des estropes à longue queue pour amener les cordages qui y passent pratiquement dans le même plan vertical des taquets sur lesquels ils se tournent.

Cargues point de la voile de petit hunier
La cargue point tribord de la voile de petit hunier, après être passée dans la poulie aiguilletée au tier de la longueur de la vergue, descend vers le gaillard avant en passant derrière le marchepied de vergue de petit hunier, la balancine de vergue de misaine, devant le premier bas hauban de misaine, passe dans une poulie de retour crochetée à la boucle 3 tribord et se tourne sur le taquet à corne T1. Cargue point bâbord avec boucle 3 bâbord et taquet T2.
La drisse et la cargue point tribord, la cargue fond et la cargue point bâbord sont tournées respectivement sur les mêmes taquets T1 et T2 car ces manœuvres devraient être utilisées simultanément pour hisser la vergue et larguer la voile de petit hunier ou descendre la vergue et carguer la voile.

Bras de vergue de misaine et bras de petit hunier
La monographie est déconcertante, bizarre en ce qui concerne certaines manœuvres et cordages associés à la vergue de misaine et sa voile.
En ce qui concerne les bras (page 90), il est précisé : « font dormant sur une cheville à boucle sur l’avant de l’échelle hors-bord…  font retour passant sur le rouet d’un bloc enchâssé dans la muraille et se tournent sur un taquet à cœur au droit du grand panneau ».
Comment passer sur le rouet pour se tourner sur un taquet situé en arrière du rouet ? Pourquoi utiliser un taquet à cœur pour tourner un cordage de 13 mm de diamètre alors que ces taquets sont en général réservés au tournage de manœuvre de plus grand diamètre, 19 mm comme l’écoute de misaine ?
En ce qui concerne les écoutes (page 92), il est précisé : « font dormant sur une boucle… se rendent sur le réa d’un bloc fixé sur le plat bord au droit du grand mât et reviennent en suivant le plat bord se tourner sur le taquet à corne 28 situé au-dessus du taquet à cœur de l’amure de grande voile ».
L’écoute étant une manœuvre courante volante (le bouquet de basse voile est près de la vergue lorsque la voile est carguée et pratiquement à hauteur du plat bord lorsque la voile est larguée), elle doit être en dessous du bras qui est une manœuvre fixe pour permettre le mouvement du bouquet et donc de l’écoute. Autrement dit : l’écoute doit se trouver sous le plan formé par la vergue et son bras que la voile soit carguée ou larguée.
Une solution consiste à inverser bras et écoute. Dans ce cas, le bras se rend sur le réa du bloc fixé sur le plat bord au droit du grand mât et se tourne sur le taquet à cœur situé au droit du grand panneau.
Cette solution n’a pas été retenue pour les bras de la vergue de misaine pour les raisons suivantes :
 Une réflexion concernant la mise à l’eau du canot. La grande rue (partie du pavois où le plat- bord est le plus bas par rapport au pont ou au niveau de l’eau) est suffisamment encombrée (galhauban de misaine, cargue bouline de grande voile, etc.) sans l’encombrer par les deux branches du bras de misaine.
 Quand le bras est tendu, il se trouve à environ 40 cm du plat bord vers l’extérieur et environ 1 m du plat bord en hauteur ce qui gêne une personne montant à bord par l’échelle de coupée ;
 Le bras tendu gêne l’amure et la bouline de la grande voile lorsque celle-ci est carguée. Ces deux manœuvres doivent passer à l’extérieur du bras (à bâbord du bras bâbord et à tribord du bras tribord) pour permettre le déploiement correct de la grande voile lorsque le bras de misaine est tendu ce qui est le cas lorsque le bateau navigue.
Cela a conduit à rechercher pour les bras de misaine, une solution compatible avec la fin du 17ième siècle.

Bras de vergue de misaine
Dans le livre intitulé :
« Modèles Réduits - Encyclopédie du Modélisme Naval » Auteur : Orazio Curti - !971 Editions Maritimes & d’Outre-Mer – Edition Originale « Modeli Navali » 1968-1969.
Il est précisé au chapitre consacré aux bras des vergues des navires anciens (page 341), concernant les bras de la vergue de misaine :
« Ils faisaient dormant sur la boucle de l’étai de grand mât un peu en dessous de la pomme, allaient à la poulie fixée en bout de vergue, puis revenaient à une poulie double estropée sur la boucle d’étai …. ».
La figure 442 à la page 342 (Bras des vergues de Misaine, pages 341-342, Fig. 441 &442) donne le schéma pour les bras de vergue de misaine et de petit hunier de navires anciens. Ce document ne donne cependant aucune date ou siècle de référence pour cette façon de faire.
Dans le livre :
« Encyclopédie Navale des Modèles réduits – Guide du collectionneur et du Modélisme » Auteur : Wolfram zu Mondfeld – 1979 Editions Pygmalion/Gérard Wathelet pour l’édition française.
Edition originale: « Historische Schiffmodelle – das Handbuch für Modellbauer» - 1978 Mosaik Verlag GmbH, München – Traduction francaise par P. Desolneux
Dans le chapitre consacré aux bras des vergues, page 314, il est écrit :
« Après 1525, le garan du bras de misaine était monté sur le grand étai, il passait dans une poulie de bras et par une poulie guide sur le grand étai….. »
Les bras de hunier étaient gréés comme les bras inférieurs, comme le montre le dessin de la page 315 qui est similaire à la figure 442 pour les bras de vergue de misaine et la vergue de petit hunier.
Sur base de ces références, la solution suivante a été retenue pour les bras de la vergue de misaine et les bras de la vergue de petit hunier.
Les bras de vergue de misaine et de petit hunier font dormant sur l’étai de grand mât sous l’araignée.
A 30-40 cm sous ce point, deux poulies doubles 135 mm sont estropées sur l’étai.
Le bras tribord de petit hunier passe dans la poulie de bras encaquée au taquet de la vergue, revient vers la poulie double, passe dans le réa intérieur (celui situé le plus près de l’étai), descend vers le biton de grand hunier, passe derrière le traversin central (partie du traversin située entre les deux montants) et remonte de l’autre côté pour se tourner sur un taquet à cornes cloué sur la face supérieure du traversin central. Bâbord symétrique
Le bras tribord de la vergue de misaine passe dans la poulie de bras estropée au niveau des taquets tribord de bout vergue, revient vers la poulie double tribord, passe dans le réa extérieur, descend vers le biton de grand hunier, passe derrière le traversin central près du montant tribord et remonte de l’autre côté pour se tourner dans le creux situé pratiquement au sommet du montant tribord. Bras bâbord – symétrique par rapport au bras tribord.

Cargue fond et cargue bouline de la voile de misaine
La cargue de fond et la cargue bouline bâbord de la voile de misaine après être passées dans les poulies aiguilletées sur le traversin avant des barres de hune, descendent derrière la vergue de misaine, passent devant le traversin central du biton à proximité du montant bâbord et se tournent à son sommet (Cf. photo 6). Tribord symétrique.
Ces manœuvres, cargue fond et cargue bouline sont tournées ensemble sur le même montant (tribord – bâbord) car elles devraient être utilisées simultanément pour largue la voile de misaine ou la carguer.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 617
Photo 6


Dernière édition par G. Delacroix le Mer 27 Jan 2021 - 14:47, édité 7 fois

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Message  G. Delacroix Mer 27 Jan 2021 - 10:34

Ecoutes de voile de petit hunier
Cette photo 6 montre également l’écoute bâbord de la voile petit hunier qui après être passée dans la poulie de bout de vergue et dans la poulie aiguilletée sur la vergue de misaine vers son centre, descend vers le gaillard avant, passe devant le traversin, ensuite dans le réa encastré dans le montant et se tourne sur l’extérieur bâbord du traversin de biton.
Tribord symétrique.

Ecoutes de voile de misaine
Les écoutes de voile de misaine font dormant sur des chevilles à boucle fixées sur l’avant des échelles hors le bord juste en dessous de la moulure du plat bord, passent dans les poulies d’écoute des bouquets de voile, passent sur les rouets (Cf. photo 7) des blocs enchâssés dans la muraille

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 716
Photo 7

font retour vers l’avant et se tournent sur le grand taquet à corne 28 (cf. Photo ci-dessous).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 816
Photo 7.1

Cordages et manœuvres associés au grand mât

Le grand mât est équipé de 4 taquets à cornes comme le montre la photo ci-dessous.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 916
Photo 8

Deux taquets (T1 et T2) sont placés vers l’avant du mât. Les deux autres (T3 et T4) sont dans un plan un peu en arrière de l’axe central du mât et perpendiculaire à la quille. On distingue également le palan d’itague de grande vergue avec son garan gléné entre les deux corps de pompe extérieurs.

Cargue fond et cargue bouline de la grande voile
La cargue de fond et la cargue bouline tribord de la grande voile après être passées dans les poulies aiguilletées sur le traversin avant des barres de hune, descendent derrière la grande vergue et se tournent au taquet de mât tribord T1 (Cf. photo 8). Bâbord symétrique avec taquet T2.
Ces manœuvres, cargue fond et cargue bouline sont tournées ensemble sur le même taquet (tribord T1– bâbord T2) car elles devraient être utilisées simultanément pour larguer la grande voile ou la carguer.

Drisse de vergue de grand hunier
La drisse de vergue de grand hunier descend vers le pont en longeant la face arrière du chouquet de grand mât, passe dans une poulie de retour crochetée à la boucle 3 tribord au pied du grand mât et se tourne sur le taquet de mât tribord T3.

Cargue fond de la voile de grand hunier
La cargue fond de la voile de grand hunier monte vers la poulie frappée sur le premier traversin des barres de perroquet en passant à l’intérieur de la boucle d’étai, redescend vers le pont en repassant dans la boucle d’étai, longe la face bâbord du chouquet de grand mât, passe entre le deuxième et troisième traversin des barres de grand mât, entre le deuxième et troisième hauban un peu en dessous du capelage et passe finalement dans une poulie de retour crochetée à la boucle 3 bâbord et se tourne sur le taquet de mât bâbord T4.

Cargues point de la voile de grand hunier
La cargue point tribord de la voile de grand hunier, après être passée dans la poulie aiguilletée au tier de la longueur de la vergue, descend vers le pont en passant derrière le marchepied de vergue de grand hunier, la balancine de grande vergue, devant le premier bas hauban de grand mât, passe dans une poulie de retour crochetée à la boucle 3 tribord et se tourne sur le taquet à corne T3.
Cargue point bâbord avec boucle 3 bâbord et taquet T4.

Ecoutes de voile de grand hunier
La photo 8 montre également l’écoute tribord de la voile de grand hunier qui après être passée dans la poulie de bout de vergue et dans la poulie aiguilletée sur la grande vergue vers son centre, descend vers le pont, passe devant le traversin, ensuite dans le réa encastré dans le montant et se tourne sur l’extérieur tribord du traversin de biton. Ecoute bâbord symétrique.
La photo 9 ci-dessous montre les barres de grand mât.
On y distingue la drisse de grand hunier passant entre les barres à l’arrière, la cargue fond bâbord de la voile de grand hunier passant entre le 2ième et 3ième traversin et ensuite entre le 2ième et 3ième hauban pour rejoindre ensuite la poulie de retour sur le côté bâbord u grand mât. On distingue également entre le premier et le deuxième traversin la balancine bâbord de la grande vergue et à l’extrémité tribord du 3ième traversin (compte tenu de la perspective) la cargue point tribord de la voile de grand hunier.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1016
Photo 9

Taquets cloués sur le bordé intérieur du pavois au droit du grand mât
La photo 10 ci-dessous montre les taquets cloués sur le pavois tribord entre le deuxième et le troisième sabord. Bâbord symétrique. Les manœuvres suivantes y sont tournées.
Taquet 16 tribord – drisse de flamme.
Taquet 15 – garan du palan de candelette du grand mât.
Taquet 17 – La cargue point de grande voile, après être passée dans la poulie aiguilletée sur la grande vergue descend vers le pont en passant entre le palan de candelette et le premier hauban, passe dans une pomme conduit fixée sur le premier hauban entre les enfléchures 6 et 7 (comptées à partir du plat bord), passe dans une poulie de retour crochetée à un anneau fixé sur le pont et se tourne sur le taquet 17. Bâbord symétrique.
Taquet 14 – Balancines de grande vergue. Les balancines, après être passées dans les poulies chevillées à l’avant du chouquet descendent en passant entre le premier et le deuxième traversin, plu bas entre le pendeur à candelette et le premier hauban, ensuite dans une pomme conduit fixée sur le deuxième hauban entre les enfléchures 11 et 12 et vont se tourner sur les taquets 14.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1115
Photo 10

Taquets 13 – Balancines de la vergue de grand hunier. Les balancines de grand hunier, après être passées dans les cosses rondes estropées au deuxième traversin des barres de perroquet, descendent vers le pont en passant derrière le quatrième hauban du bas mât et se tournent sur les taquets 13.
Taquets 12 – bras de l’antenne comme précisé dans la monographie.

Les autres cordages et manœuvres :
- Galhaubans de misaine et de grand mât ;
- Amures de grande voile ;
- Ecoutes de grande voile ;
- Bras de la vergue de misaine ;
- Bras de la vergue de grand hunier ;
sont établis conformément à la monographie.
La photo ci-dessous montre le bras tribord de la grande vergue ainsi que l’écoute tribord de la grande voile.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1213
Photo 11


Dernière édition par G. Delacroix le Sam 30 Jan 2021 - 18:29, édité 3 fois

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Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) Empty Re: Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20)

Message  Pierre Rouanne Mer 27 Jan 2021 - 10:42

Que voilà une explication claire et bien menée agrémentée de photos remarquables, une bonne leçon quoi !

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Message  G. Delacroix Mer 27 Jan 2021 - 10:49

La photo 10 montre les manœuvres, qui après être tournées sur les taquets, sont lovées en glènes et déposées sur le pont. L’action de déposer ces glènes sur le pont porte à critique : « Les manœuvres vont s’imbiber d’eau et vont pourrir. Il faut les suspendre aux taquets où elles sont tournées ».
On peut contre argumenter :
 Sur le pont du gaillard d’avant, il n’est pas possible de faire autrement que de laisser les glènes sur le pont qui n’est protégé par aucun pavois, ce qui n’est pas le cas au niveau du grand mât ;
 Au niveau du grand mât, l’emplacement où sont situés les glènes, entre les sabords 2 et 3 comprend 3 dalots espacés d’environ 75 cm qui évacuent rapidement l’eau ;
 Si on prend l’écoute de la grande voile, lorsque la voile est carguée, le garan prend environ 10 m après être tourné sur le taquet (cette longueur de 10 m correspond à la longueur nécessaire pour descendre le bouquet de grande voile lorsque celle-ci est larguée. Ce qui fait environ 12-13 tours de 30 cm de diamètre à l’échelle 1/20. Ce qui est difficile à suspendre sur le taquet ;
 Le bateau, bien qu’ayant traversé l’atlantique, est prévu pour naviguer en eau douce, sur le Mississipi où les vagues ne devraient normalement pas être les mêmes que celles que l’on peut rencontrer dans l’atlantique.
Si on veut suspendre les glènes sur les taquets pour les protéger de l’eau ou les faire sécher, il faut réaliser des glènes en huit comme schématisé ci-dessous.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1314
Photo 12

Ce nœud est très bien documenté dans internet (Windows Explorer- Google.com – Mots de recherche « nœud glène »).  Les différents articles ne précisent cependant pas si ce nœud était connu et utilisé vers la fin du 17ième siècle.
La glène en huit peut être réalisée avec l’outil suivant.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1414
Photo 13

L’appareil est constitué de plusieurs tiges cylindriques implantées perpendiculairement dans une planche de bois. Les tiges ont une longueur hors bois de l’ordre de 4 à 5 cm. La tige 1 peut être placée à même hauteur que la tige 4 pour une glène lovée de droite à gauche. La tige 2 est collée sur la planche de bois, les tiges 3, 4 et 5 sont amovibles pour réaliser des glènes de différents Ø et de nombre de tours différents.
Le cordage est fixé à la tige 1 (Ø 1,2 mm). Il tourne ensuite autour des tiges 3-4-2 dans cet ordre, pour un cordage commis à gauche (4-3-2 pour un cordage commis à droite), pour former une glène constituée d’un certain nombre de tours (les tiges 3 et 4 ont le même Ø que la tige 1 – la tige 2 présente un Ø de 4 mm, la tige 5 un Ø de 3 mm).
Après avoir réalisé le nombre de tours voulu, le cordage, à partir de la tige 4 (3 pour un cordage commis à droite) fait le tour de la tige 5, revient sur l’extérieur de la tige 4 (3 pour un cordage commis à droite) et se noue à la tige 1. Avant de nouer le cordage à la tige 1, on le fait passer dans une aiguille réalisée à l’aide d’un fil de laiton (Ø  0,5 mm).
On amène ensuite l’aiguille au niveau de la tige 5 que l’on enlève pour réaliser le nœud tel que schématisé. Lorsque l’aiguille est passée entre 3 et 4, on retire la glène de 3 et 4 et on serre le nœud.
La photo ci-dessus dans laquelle la tige au bord inférieur de la planche de bois simule le tournage de la manœuvre sur le taquet, montre que même réduit à sa largeur la plus faible possible, il est pratiquement impossible avec l’outil de faire une glène en huit avec la manœuvre qui est tournée sur un taquet du modèle.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1514
Photo 14

Les trois photos ci-dessous montrent la réalisation d’une glène en 8 avec un cordage.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1611
Photo 15

Le cordage est lié à la tige 1, fait un nombre de tours de droite à gauche autour des tiges 4-3-2 puis passe autour de la tige 5 et revient vers la tige 1 en passant par l’extérieur de la tige 4 et se lie à la tige 1 après avoir passé l’aiguille qui facilite la formation du nœud et le passage de la boucle, faite sur la tige 5, entre les tiges 3 et 4 (Cf. photo ci-dessous).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1711
Photo 16

La boucle est passée entre les tiges 3 et 4.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1811
Photo 17

La glène en 8 est enlevée des différentes tiges. Il suffit d’éliminer l’aiguille pour pendre la glène en huit au taquet correspondant. Avant, il faut traiter les deux cordages qui étaient liés à la tige 1.
Deux cas sont possibles :
 La manœuvre est tournée sur le taquet, fixée avec un peu de colle (ex. TESA sans solvant) soluble à l’eau et ensuite coupée au raz du taquet. Dans ce cas, un des cordages de la glène est coupé au niveau du nœud en huit et le nœud du second cordage est éliminé.
 La manœuvre est tournée sur le taquet, fixée avec un peu de colle soluble à l’eau et ensuite coupée à plusieurs cm du taquet. Dans ce cas, les deux cordages de la glène sont coupés au niveau du nœud en huit et sécurisés avec un peu de colle.
La photo ci-dessous montre 3 glènes en 8 réalisées avec des cordages de différents Ø (de gauche à droite, 8, 6 et 5 dixièmes de mm).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1910
Photo 18

Des glènes en huit avec des manœuvres coupées au raz du taquet ont été placées pour les balancines de la vergue de petit hunier (Cf. Photo 7.1).
Des glènes en huit avec des manœuvres coupées à plusieurs cm des taquets ont été placées pour les bras (ourses) de l’antenne (Cf. photo ci-dessous).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 2010
Photo 19

Il reste aux marins de réaliser les glènes en huit pour les autres manœuvres tournées sur les taquets de pavois situés au droit du grand-mât.

Cordages et manœuvres associés au mâtereau d’artimon
Les cordages et manœuvres associés au mâtereau d’artimon et à l’antenne sont établis conformément à la monographie. Un palan de retenue de pic qui est présent sur la planche 20 (vue de « La Belle » toutes voiles dehors) mais dont il n’est pas fait mention dans le texte (schéma de la page 89) a été établi. Son garan se tourne sur le taquet 3 (Cf. photo 11 ci-dessous).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 2111
Photo 20

Cordages associés aux ancres de bossoir et d’affourche
La photo ci-dessous montre l’ancre de bossoir à poste.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 2210
Photo 21

Le garan du palan de bossoir de l’ancre se tourne sur le taquet cloué à l’extrémité de la partie intérieure du bossoir. Bâbord symétrique pour l’ancre d’affourche.
La bosse de bout de l’ancre de bossoir se tourne sur le premier apotureau. Bâbord symétrique pour l’ancre d’affourche.
L’orin avec la bouée d’orin est aiguilleté au second apotureau. Bâbord symétrique pour l’ancre d’affourche.
Outre les deux serre bosses qui sont tournées sur les anneaux fixés sur le bordé extérieur du pavois, l’ancre est équipée d’une serre bosse qui se tourne à l’intérieur du pavois sur le taquet 31.

Canot
La photo ci-dessous montre le canot amarré sur son chantier à l’aide de cordages crochetés sur des anneaux de pont et ridés à l’aide de caps de mouton situés sur le côté bâbord.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 2310
Photo 22

La photo montre le taquet à cœur situé au droit du grand capot non utilisé.
Elle permet également de mettre en évidence la chronologie d’établissement des cordages et manœuvres après la mise en place du canot et son amarrage sur son chantier.
- Etablissement des palans avec poulies inférieures crochetées sur les anneaux de pont et tournage des garans sur les taquets cloués sur le pont ;
- Ridages des galhaubans avec les palans ;
- Mise en place des écoutes de misaine et ensuite amures de grande voile.

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Message  Pierre Blanc Mer 27 Jan 2021 - 14:37

Bonjour;
Quelle échelle?
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Message  Francis Jonet Mer 27 Jan 2021 - 14:40

Je venais justement pour poser cette question.

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Message  G. Delacroix Mer 27 Jan 2021 - 14:47

Pour en savoir plus, dans Monographies, La Belle, modèle de JP Abrassart :
https://5500.forumactif.org/t2646-la-belle-au-1-20-par-jp-abrassart

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 522816

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Message  Olivers Historic Shipyard Ven 12 Mar 2021 - 15:01

Thank you for sharing all the details ! Its a very beautiful built model.
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Message  G. Delacroix Ven 12 Mar 2021 - 15:38

Dernier envoi sur La Belle

La réalisation du gréement de « La Belle » ne suit pas complètement la monographie. Les différences sont présentées dans un article qui est sur le forum dans la partie consacrée aux gréements.

Le gréement de « La Belle », haubans, étais, câbles des ancres, manœuvres, tous ces cordages, aussières, grelins, présentent la particularité de présenter un coefficient de dilatation linéaire négatif en fonction du taux d’humidité de l’air (des câbles en aluminium, cuivre, acier présentent un coefficient de dilatation linéaire positif en fonction de la température).
En d’autres termes, un cordage tendu entre deux points avec une certaine tension et un certain taux d’humidité TH voit sa longueur diminuer donc sa tension augmenter lorsque le taux d’humidité devient TH +  et voit sa longueur augmenter donc sa tension diminuer lorsque le taux devient TH - . D’où l’intérêt de mesurer le taux d’humidité de l’air lorsque l’on réalise le gréement.

Dans le cas de « La Belle », le gréement a été réalisé dans une atmosphère présentant un taux d’humidité de 30-40 % et une température moyenne de 20 °C. Le taux d’humidité peut augmenter de + 10-15 % sans provoquer de modification visible notamment au niveau des marchepieds et des étriers.
Lorsque le taux d’humidité diminue, les cordages se détendent en prenant une courbure naturelle due à la gravité. L’idéal est donc de conserver le modèle gréé dans une atmosphère présentant un taux d’humidité max correspondant à celui qui existait lorsque le gréement a été réalisé + 10-15 % max. La valeur du taux d’humidité peut être mesurée à l’aide d’une petite station météo électronique.
Les photos suivantes donnent des vues du modèle gréé.



Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 119
Vue de la proue avec civadière équipée de son marchepied avec les deux étriers. On distingue également la sous-barbe et les amures de voile de misaine passant dans les trous gainés de plomb réalisés dans le taillemer. En tournant la photo de 180°, on peut imaginer un masque primitif !

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 219
Vue bâbord avant de la proue. On distingue entre autres :
 Les deux trous gainés percés dans le taillemer pour le passage des amures de voile de misaine ;
 La liure de beaupré ;
 La boucle de grand étai fixée sur la courbe de capucine.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 319
Vue bâbord arrière avec les 3 mâts. A l’avant plan, le bras bâbord de la grande vergue ainsi que l’écoute de la grande voile. Tribord symétrique.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 416
Vue sur le mâtereau d’artimon avec l’antenne, ses deux bras et à bâbord, la glène en huit suspendue au taquet à corne de tournage du bras bâbord.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 518
Vue sur les vergues de misaine et de grand mât. On distingue les pendeurs de bout de vergue qui permettent d’établir les palans de bout de vergue.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 618
Vue sur la grande rue avec le canot sur ses chantiers et les deux palans d’étai. A l’avant plan, on distingue l’écoute de la voile de misaine et l’amure de la grande voile.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 717
Vue sur la grande vergue, la vergue de misaine et le gaillard d’avant.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 817
Vue sur l’ancre de bossoir. L’ancre est tenue au niveau du bossoir par la bosse de bout amarrée au premier apotureau. La bouée d’orin et l’orin sont suspendus au second apotureau tribord. A bâbord, la même configuration pour l’ancre d’affourche.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 917
Vue d’ensemble sur le pont et les trois mâts. On distingue entre autres les bouquets des basses voiles.

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1017
Autre vue du pont centrée sur le canot. On distingue également les 5 pierriers tribord ainsi que les 3 canons. A bâbord, on aperçoit le taquet à cœur situé au droit du grand capot non utilisé (tribord symétrique).

Le gréement de La Belle par JP Abrassart (1/20) 1116
Vue sur le gaillard d’arrière avec le pavillon de poupe.

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Message  Guillaume Lun 12 Avr 2021 - 15:38

Bien beau modèle.
Juste dommage pour un navire de cette époque l'utilisation du "poirier-ébène-buis" pour la déco, de la couleur aurait été sympa, mais c'est pour dire.
Savez vous svp comment a été réalisé le calfatage du pont?

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