LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

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LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Mar 27 Nov 2012 - 23:28

La naissance d’un rêve

Il y a dans la vie, des rêves, des projets, qui naissent loin dans le passé, mais souvent sans quʼils ne prennent forme. Puis un jour, sous prétexte dʼun évènement, au hasard des circonstances, ils sortent de leur sommeil, sʼéveillent pour enfin prendre vie. Mon projet dʼétude et de tentative de reconstitution dʼun clipper dʼArgenteuil, en est un bel exemple.
Au début des années 1990, motivé par la lecture du livre “Le Mystère Caillebotte“ de Daniel Charles, de plusieurs articles parus dans la revue “Le Chasse-Marée“ sur le yachting, le projet de reconstruction de “Roastbeef“ par lʼassociation Séquana à Chatou, célèbre 30 m2 CVP conçu et dessiné par Caillebotte, sont autant de raisons qui affûtent mon intérêt pour la marine de plaisance.
Désireux de découvrir cette facette du monde maritime, ma curiosité, aidée par la passion que jʼai pour la recherche historique, source primaire de toute documentation sérieuse, me conduit dans un premier temps vers le Service de la Documentation du Musée National de la Marine.
Parmi tous les dossiers que je consulte, la découverte de la revue “Le Yacht“ retient particulièrement mon attention. Cet hebdomadaire paru entre 1878 et 1968 est une richesse insoupçonnée de renseignements. On y trouve des milliers dʼinformations sur les marines marchandes, de pêches, de guerre, la plaisance. Lʼensemble est parfaitement documenté de plans de navires de toutes espèces, dʼaménagements de yachts, de détails de gréements, des règles de courses, sur la vie des clubs, on y relate aussi des récits de croisières. Jʼy ai même trouvé les plans de la fameuse canonnière Farcy.

Le n° 16 de la revue daté de juin 1878 présente le plan dʼensemble dʼun clipper dʼArgenteuil. C'est magnifique, je suis saisi par tant de beauté et dʼélégance. Le mariage parfait de la technique et de la poésie.
Petits dériveurs de 6 à 8 mètres de longueur de coque, avec en plus un bout-dehors et une bôme pouvant porter la longueur totale jusquʼà 18 m et une voilure dépassant les 100 m2 ; 112 m2 pour Lison, lʼarchétype des clippers dʼArgenteuil. Pour la hauteur, les plus grands flirter avec les 20 m de haut, soit l’équivalent d’un immeuble parisien. Cʼest très impressionnant.

Les numéros suivants de la revue présentent différents plans de ce type de bateau, des détails du gréement, des études comparatives, un article sur Lison, le champion qui gagnait presque toutes les régates à Argenteuil à son époque.
Voilà donc comment un projet est né et qui après 20 ans de sommeil dans un carton est en train de prendre vie. Mon rêve a maintenant rendez-vous avec le présent.



Les origines du clipper d’Argenteuil

Le développement du canotage et de la plaisance sur les bords de la Seine à Argenteuil, mais plus généralement autour de Paris, à Louvecienne, Marly, Bougival, Chatou, Nogent-sur-Marne, est intimement lié au bouleversement de la société de la 2e moitié du 19e siècle.
Si avec la période du romantisme les Parisiens ont le goût pour la campagne, les bords de lʼeau, les guinguettes, canoter est le plaisir populaire par excellence. Mais cela nʼest pas sans une relation étroite avec le développement industriel de lʼépoque. L'innovation du moteur à vapeur a fait naître le chemin de fer. Pour le petit peuple, il devient facile et accessible de sortir de la ville.
Ce bouleversement de la société, ce goût pour la nature fait naître un nouveau genre d’artistes : “l’école du plein air“ qui contrairement aux paysagistes classiques qui peignaient en atelier une nature irréelle et idéalisée, ces nouveaux peintres s’efforcent de fixer sur la toile l’éphémère, le contingent, la vision fugace, l’impression de l’instant. Le mouvement impressionniste est naît sur les bords de la Seine.

Si ces peintres ont une prédilection pour les vues tranquilles des villages de la région parisienne, les sites au bord de l’eau constituent autant de prétextes à des toiles scintillantes de couleurs. Ils se concentrent sur les frondaisons ombrageant les berges, les reflets du fleuve, l’activité des nageurs, des canotiers, les mouvements des barques et la poésie des voiliers au repos. Leurs toiles sont aussi autant de témoignages des fameuses régates à Argenteuil dont les impressionnistes se sont faits les chantres. Certains d’entre eux, Renoir, Sisley, Caillebotte iront jusqu’à s’installer à Argenteuil ou ses environs.
La mode du canotage sʼest développée en France sur les berges de la Seine à Paris vers les années 1830. Dès 1850 on dispute les premières courses de bateaux à rames puis à voile. Mais la plaisance de rivière reste encore constituée dʼun ensemble hétéroclite dʼengins divers. Les canots à voile utilisés jusquʼalors gréent une petite voile auxiliaire. De construction légère ils sont lʼadaptation conjuguant les avantages de la construction des canots avec celle des voiliers du type traditionnel.



Mais doucement il va se former une aristocratie et du simple canot à rames, lʼambition des premiers va grandir jusquʼà construire de vrais bateaux à voiles qui pour les plus passionnés, mais aussi les plus fortunés seront de véritables bateaux courses, des pur-sang de la plaisance. La plaisance française est alors en pleine évolution. C’est dans ce contexte que sont naît les clippers de la Seine et Argenteuil qui offre un plan d’eau exceptionnel devient le haut lieu de la régate parisienne.





Mais avant cela, en 1850 lʼimportation dʼAmérique de “Margot“, un sand-bagger, bouleverse les traditions et remet en question les principes de construction des bateaux de rivière. Ce petit navire dʼun nouveau type, aux formes plates et larges, ce qui lui assure de la stabilité, équipé dʼune dérive, avec un maître couple fortement reculé sur lʼarrière bouscule les connaissances.
Quelques années plus tard, "New York”, un cat-boat, est lui aussi importé des États-Unis. Petit dériveur à la coque du même type que son compatriote, muni dʼune seule voile avec un mât fortement implanté sur lʼavant, sème la panique sur les eaux de la Seine où il remporte presque toutes les victoires.



Face à ce constat amer, les chantiers des berges de la Seine commencèrent à réviser leur concept de construction et cʼest sous lʼimpulsion de lʼesprit de la compétition quʼest la régate, que la situation va considérablement évoluer. Les Sand-baggers américains, les cat-boats qui sont à lʼorigine de cette révolution seront étudiés par les constructeurs pour être adaptés aux conditions particulières de la navigation en Seine. De là naîtront des bateaux plus audacieux, aux formes plus effilées, aux gréements plus élancés, des bateaux plus extrêmes. Ces nouveaux dériveurs de la Seine prendront le nom de leurs parents dʼAmérique pour devenir des clippers. Les clippers dʼArgenteuil.

La documentation technique

Une bonne documentation technique est essentielle pour construire un modèle de qualité fondé sur des basses historiques fiables. Alors que cela pose peu de difficulté pour la marine de guerre ou marchande, tout au moins pour les grands chantiers, il est loin dʼen être de même pour les petits chantiers privés.
Ces artisans constructeurs nʼutilisaient pas ou pratiquement jamais de plan dont le tracé était la traduction de données mathématiques que seuls les ingénieurs et architectes navals possédaient. Leur savoir-faire reposait sur une méthode assez empirique : le coup dʼoeil qui consistait à tailler dans un bloc de bois la demi-forme du bateau que leur commandaient leurs clients. De leur expérience et savoir-faire naissaient de bons ou moins bons bateaux. Partant de cette demi-coque, lʼartisan reportait les mesures sur les gabarits de construction.
En ce début de la 2e moitié du 19e siècle, les clippers dʼArgenteuil étaient encore construits selon cette méthode. Il est donc difficile de retrouver des plans fiables et surtout que la notion de construction en série nʼétait pas encore entrée dans la pratique. Chacun faisait construire son bateau selon des critères personnels. Si les clippers dʼArgenteuil sont un type de bateau en soi, ils sont tous, dans leurs détails, des individus différents les uns des autres.

Mais pour me lancer dans ce projet de construction dʼun modèle de clipper dʼArgenteuil, soyez rassuré, jʼai tout de même quelques éléments fiables.

Plans des formes et dʼensemble : Sur la page de garde de la revue n° 16 Le Yacht de juin 1878, jʼai trouvé un magnifique plan dʼensemble dʼun clipper dʼ’Argenteuil que lʼ’auteur de lʼ’article présente comme étant très proche de Lison. Ce document est précieux, car il donne précisément toutes les dimensions des espars de la mâture. Cette information permet aussi de vérifier que ce plan est à lʼ’échelle du 1/100è.
Le n° 17 de la revue publie également le plan au 1/50è, des formes, coupes transversales et longitudinales dʼ’un clipper très proche de Lison. Lʼauteur affirme quʼà cette échelle les différences sont à peine perceptibles.



Le n° 79 de 1879 présente une étude comparative du clipper Lison avec un autre clipper à lʼétat de projet et qui pourrait devenir lʼévolution de ces bateaux. Cet article livre les dimensions précises de Lison :
Longueur de la coque : 8,00 m
• Longueur à la flottaison : 7,20 m
• Longueur de la quille : 6,00 m

• largeur au M.C. : 2,85 m

• Creux : 0,78 m
Ce qui représente une hauteur totale de la dérive à la pointe du pic de 18,40 m, pour une longueur hors tout, du bout-dehors à lʼextrémité de la bôme de 18,00 m !!!

Plan de voilure et du gréement : Jʼai trouvé au Service Historique de la Marine à Vincennes un ouvrage de 1884 qui sʼintitule : A Manual of Yacht and Boat Sailing de Dixon Kemp, célèbre architecte naval anglais. Dans son ouvrage Dixon Kemp présente une description extrêmement précise, avec dessins à lʼappui, du gréement des clippers dʼArgenteuil. Ce document, intitulé Lison, est dʼ’un intérêt capital et de grande fiabilité.



Modèles du Musée de la Marine : Sur demande particulière, jʼai pu analyser 2 modèles de clipper de la Seine que possède le Musée de la marine et actuellement mis en réserve. Il sʼagit des modèles 3PL 2 et 3PL 4. Tous deux sont des modèles authentiques, à lʼéchelle du 1/10è et d'une très grande précision. Lʼétude de ces maquettes originales est une source dʼinformations essentielle pour appréhender les techniques de la construction de ces clippers et m'ont aussi permis de comprendre beaucoup de détails spécifiques à ce type de navires.





En introduction de ce sujet, je qualifiais ce projet de "tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil". En effet, soucieux du respect de la valeur historique et en l'absence de document irréfutables, tel qu’un devis de construction ou de charpente (si toutefois ces documents ont existé), je n'affirme pas que les plans que j'ai retracés sont d'une fiabilité historique indiscutable. En revanche, je me suis appliqué à être aussi près que possible de la vérité. Pour ce qui est des principes de construction et de l'échantillonnage des pièces, je me suis appuyé, outre les modèles du musée, sur des données développées dans quelques traités de construction de l'époque et relatifs à la marine de plaisance dont les auteurs sont : Dixon Kempt, Chevreux, Dervin et autres documents.

Je voudrais dire aussi que si la motivation première de ce projet est la sensibilité que j'ai pour l'élégance de ces petits navires, il en est une autre : l'apprentissage du dessin informatique. En effet ce sujet simple m'a servi aussi d'exercice pour appréhender les programmes de dessin informatique en 2D et 3D AutoCad et Rhinocéros. Je profite de ces pages pour adresser mes remerciements à mes amis Hubert Mallet, mon professeur principal, Luc Moinet et Tola, qui par leurs conseils pertinents et leur patience m'ont permis d'acquérir les connaissances suffisantes pour retracer les plans de ce clipper. Sans eux je n'y serais pas arrivé.

Cette longue et première intervention est la présentation de ce projet. Dans les messages suivants, je développerai tout le processus de la construction de ce clipper, qui peut a priori paraître simple, mais de par sa finesse cache tout de même quelques difficultés.





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Bruno Orsel

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Alain Fosse le Mer 28 Nov 2012 - 10:05

Bravo, Bruno, excellente communication et un projet à suivre avec intérêt.
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  cornic le Mer 28 Nov 2012 - 10:22

Tout simplement magnifique ! Autant le projet que le clipper. Vivement le prochain épisode.
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  G. Delacroix le Mer 28 Nov 2012 - 10:27

C'est un projet remarquable que vous nous présentez là, précis, détaillé et appuyé sur de la doc de premier ordre.
Merci de nous faire partager le considérable travail qui valorise cette communication.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Grandvilliers le Mer 28 Nov 2012 - 10:52

Signalons au cas où cela pourrait servir que les Ateliers de L'Enfer à Douarnenez vendent des plans du clipper d'Argenteuil
Egalement, mais je ne sais pas si le canot en question peut etre ou non considéré comme de la famille, un très curieux canot, tres semblable d'aspect avec la derniere illustration de l'introduction, voilure immense mais par contre coque en fer. Le canot est une des plus belles pieces du musée de Douarnenez

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  J-P Ducret le Mer 28 Nov 2012 - 11:32

Bravo Bruno, ton travail de recherche,que nous avons pu apprécier depuis un certain temps, nous les privilégiés du club MER, est ici magistralement résumé.
La précision et la concision de tes propos se retrouvent dans la réalisation de ton modèle que j'ai pu voir très récemment.
A tous, suivez ce sujet vous en aurez plein les yeux.

Bien à toi, bien à vous tous

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Albatros le Mer 28 Nov 2012 - 11:39

Bonjour

et Bravo Bruno. Beau sujet que ce Clipper d' Argenteuil. cheers
J' attends la suite avec impatience.
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Sophie MUFFAT le Mer 28 Nov 2012 - 12:26

Bonjour
Je suppose que ces recherches et ce travail d’élaboration des plans est dans l’optique d’une mono à venir ? Le message de JP Ducret laisse entendre que le modèle est soit en cours de réalisation, soit terminé. Qu’en est-il au juste ? Ce serait bien d’avoir des photos, soit de la construction en cours, soit du modèle fini.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  J-P Ducret le Mer 28 Nov 2012 - 12:34


Bonjour,
J'ai bien signalé qu'il s'agissait de privilégiés; alors en attendant réfléchissons "Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat"
Désolé mais Proust ne l'a pas dit en latin.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  didier08 le Mer 28 Nov 2012 - 13:19

Bonjour Bruno,
Je vous apprécie fortement, vous avez un don inné pour communiquer: bravo et merci
Didier
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Grandvilliers le Mer 28 Nov 2012 - 15:08

J-P Ducret a écrit:
Bonjour,
J'ai bien signalé qu'il s'agissait de privilégiés; alors en attendant réfléchissons "Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat"
Désolé mais Proust ne l'a pas dit en latin.

J-Pascal
Il ne nous reste qu’à regretter que les membres de ce forum ne soient pas des ‘’privilégiés’’
Mais comme le disait Proust "Savoir que l'on n’a plus rien à espérer n'empêche pas de continuer à attendre".
Si je me souviens bien de mes lectures anciennes, son œuvre est surtout une réflexion sur la jalousie et le sentiment de l’échec


Dernière édition par Grandvilliers le Jeu 29 Nov 2012 - 6:04, édité 1 fois

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Pierre P le Mer 28 Nov 2012 - 15:40

Bravo Monsieur Orsel,
Très belle initiative.
Projet peu commun.

PS: si vous voulez des informations, des conseils ou encore des plug-in très pratiques pour Rhinoceros, vous pouvez me contacter en MP.

Cordialement
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  J.C Dubreuil le Mer 28 Nov 2012 - 18:52

Merci Bruno pour ce sujet passionnant.
Ces bateaux sont d’une grande élégance, comme vous le précisez, ils nous arrivent d’outre-Atlantique. Au départ prévus pour le travail, les sandbaggers et les catboats sont petit à petit construits pour la vitesse (on allonge les espars, les mâts et les bômes pour augmenter la surface de toile).

Les Catboats
Selon François Chevalier et Jacques Taglang dans « 1870 American and british yacht design » vol 1, au début, ces bateaux, originaires de la côte Est des États-Unis, sont utilisés pour le ramassage des huîtres, puis vers 1870, ils vont participer à des courses.
Appelés aussi « sneak boxes » ou « garvey » aux US et « Una boat » chez les Britanniques. Ils sont très plats sur l’eau, très larges, dotés de dérive et lestés de pierres, un mât unique, une seule voile, bômée et à corne.

Citons quelques noms en exemple :
« Gleam », de l’architecte Herreshoff
« Flora lee » 1880 de Charles A. Borden
« Vigia » de C. Corke
« Mabel » 1874, « Psyche » 1877 par David Pierce

Les Sandbaggers
Toujours selon la même source, ces bâteaux, proches des catboats servaient eux aussi pour la récolte des huîtres l’hiver, et pour la promenade l’été. Des régates s’organisent à partir de 1840

Citons :
« La Margot » de l’architecte Ingersoll (importé en France en 1847)
« Tiger », « Champion » et « Teal » »Amateur » de Tom Webber
Et « Pearl » « Rival » et « Remona » de Christopher Smith.de John Richards.

Il est donc intéressant de voir leur évolution en France.
On attend la suite de votre projet avec gourmandise et impatience.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Usucapion le Jeu 29 Nov 2012 - 0:27

Bonsoir,

Je trouve votre projet très intéressant et les démarches, recherches et vérifications entreprises passionnantes. C'est avec grand plaisir que j'ai lu vos explications et pris connaissance des documents venant étayer votre projet.

Ne manquant pas de suivre l'avancé de vos travaux.

Cordialement
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  a.piot le Jeu 29 Nov 2012 - 8:32

bonjour
tres interessant !!!
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Jeu 29 Nov 2012 - 19:18

Bonjour à tous,

Je vous remercie pour tous vos messages de sympathie, chaleureux et encourageant pour continuer à avancer sur ce projet. Je pense que vous avez tous perçu l'intérêt de ce modeste projet : faire découvrir l'élégance de ces petits navires pour une réalisation qui de par son modeste volume de travail n'a rien de comparable avec les merveilles que l'on peut voir sur ce forum. Mais du point de vue du modéliste, sa simplicité cache tout de même quelques difficultés dues à la finesse de son échantillonnage.

Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment je vois la réalisation de ce modèle et l'esprit que je souhaite lui donner.

Mais tout d'abord où en suis-je ?

- Côté étude historique je pense avoir bouclé l'essentiel. Quelques compléments seront toujours enrichissants. Je sais aussi qu'une étude historique n'est jamais finie et que la découverte d'éléments nouveaux peut apporter des bouleversements.
- Côté dessin, les plans de la coque sont quasiment finis tant en 2D qu'en 3D. La mâture et le gréement restent à dessiner, mais de ce côté-là j'ai tous les éléments.
- Côté construction, je viens de commencer ; les couples sont en cours de fabrication.

Pour ce qui est d'une éventuelle publication, j'envisage effectivement cette possibilité, mais rien pour le moment n'est décidé. De toutes les façons si cela devait être, ce sera quelque chose de modeste.

Je connais bien les plans édités par les Chantiers de l'Enfer pour les avoir dans ma collection. Ce joli clipper que j'ai vu naviguer sur la Seine est différent des grands clippers d'Argenteuil tel que je les présente ici. Il faut savoir que ce bateau répond plus au type de clipper de la Seine (nom sous lequel ils sont classés dans les collections du Musée de la Marine). J'associerais le terme de clipper d'Argenteuil plus tôt à ces grands clippers qui se sont développés pour la course à Argenteuil, haut lieu de la régate parisienne. Le clipper des chantiers de l'Enfer, bien que très proche par sa physionomie est bien plus petit : 5,85 m de longueur de coque, contre 8,00 m pour Lison.
Son pic culmine à 10 m au dessus du pont alors que celui de Lison à 17,50m. Et si l'on compare les surfaces de voile : environ 40 m2 pour le clipper des Chantiers de l'Enfer contre 112 m2 pour Lison. C'est toute la différence entre un bateau de promenade et un voilier de course. Je vous présente ici une photo du clipper des Chantiers de l'Enfer. Vous jugerez de sa petite dimension comparé aux grands voiliers de courses d'Argenteuil.
Quant au "canot" de la dernière illustration de la présentation, ce n'est rien d'autre que Condor, le plus grand des clippers d'Argenteuil jamais construits, conçu par, et appartenu à Gustave Caillebotte. Les voiles étaient en soie.



Le modèle :

J'ai choisi l'échelle du 1/15e ; ce qui représente une longueur de coque de 53,33 cm et 1,20 m environ de l'extrémité du bout dehors à celui de la bôme.

Je compte présenter ce modèle en charpente apparente sur un côté. Les membrures sont de la technique couples ployés. Ce qui représente à l'échelle du 1/15e une section de : largeur 2 mm pour une épaisseur de 1,66 mm. Il y a 30 couples. J'ai opté pour cette technique pour plusieurs raisons :
- Cette technique était d'un usage courant au 19e siècle et largement utilisée pour la construction des embarcations dans le marine. Elle offre solidité et légèreté et d'un coût de fabrication moins élevé que les méthodes traditionnelles.
- Les modèles du musée, modèles d'époque, que j'ai analysés sont construits selon cette technique.
- J'ai eu aussi l'occasion l'observer un authentique mono type de Chatou, et sensiblement de la même époque bien que un peu plus tardif : même technique.

Choix des essences de bois :

L'acajou pour les maquettes anciennes est souvent associé à la marine de plaisance.
Je vais donc utiliser pour ce clipper de l'acajou pour l'extérieur et l'ébène pour l'intérieur, couples compris. J'entends déjà des voix s'élever pour le choix de l'acajou : grains trop gros, hors échelle pour un modèle, etc. Je suis bien d'accord, mais il y a acajou et acajou. Cette espèce compte plus de 150 variétés différentes qui se divisent en 2 familles, les acajous d'Afrique, et les acajous d'Amérique. Ces derniers sont privilégiés pour l'ébénisterie de qualité, et ont été utilisés pour la fabrication des beaux meubles du début du 19e siècle. Le roi des rois est l'acajou de Cuba. À défaut de l'acajou de Cuba, il y a tous ceux d'Amérique centrale tels les St Domingue, Honduras, et autres.
Il faut toutefois que je vous avoue que l'acajou de Cuba est quasiment introuvable aujourd'hui. Castro ayant décimé les forêts au profit de la culture du tabac, en trouver aujourd'hui est une gageur. Chez quelques marchands, c'est possible, quelques vieux stocks, mais à des prix prohibitifs. Autre solution, qui fut la mienne, trouver un ébéniste sympa et généreux qui acceptera de vous donner quelques chutes. J'ai pu récupérer ainsi quelques éléments épars d'une vieille armoire datant de la fin du 18e siècle. Non ! pas de sacrilège, ce meuble servait de stock de bois pour la restauration de meubles anciens.
Les acajous d'Afrique sont à proscrire.






Pourquoi l'ébène ? Pour assurer l'étanchéité et la préservation des bois, l'intérieur de ces petits bateaux était passé au goudron. Disposition que j'ai pu observer sur les modèles du musée. D'où la raison de mon choix pour l'ébène pour l'intérieur.
Je pourrais certes tout simplement teindre l'intérieur, mais j'estime que ce modèle simple prendra toute sa dimension qu'au travers de la qualité d'exécution, du choix des bois et de la finition. L'ébène poli est incomparable de beauté avec un bois teinté.
Dans les messages prochains, je vous montrais comment je procède pour traiter les virures de bordage : une face acajou, une face ébène et aussi la manière de plier l'ébène pour la confection des couples ployés.

Pour les parties métalliques, j'opterais plus tôt pour du métal blanc ; acier doux ou maillechort.



La finition :

Comme je viens de la dire, la qualité de la finition est primordiale pour ce type de modèle.
Mon souhait est de donner à ce clipper une impression de modèle ancien. J'ai travaillé avec un ami ébéniste sur des techniques anciennes que je vous livrerai le temps venu.

Dans mon message suivant, je vais commencer à aborder la construction qui se déroulera sur plusieurs mois.
Nous débuterons par la conception et la construction du chantier un peu particulier.

Bruno




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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Moussaillon le Ven 30 Nov 2012 - 2:37

Bonjour
C'est un chantier spécifique aux couples ployés je suppose. Magnifique.
Au premier abord ce projet peut paraître simple mais il n'en est rien.
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Ven 30 Nov 2012 - 10:21

Oui, effectivement ce chantier est conçu pour une construction sur membrures ployées.
Il est réalisé en aluminium, et je vous le présenterai, d'ici peu, en détail avec les raisons qui m'ont amené à faire ce choix.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Albatros le Ven 30 Nov 2012 - 18:24

Bonsoir.

En relisant les deux précédents messages de Bruno, j' ai constaté qu' à travers la revue
"Le Yacht" que je connais bien pour en avoir trouvé les recueils originaux de 12 années
(qui sont néanmoins ultérieures à 1878 mais les originaux sont devenus presque introuvables
aujourd' hui), il est question de noms de ces bateaux tels que "Margot", "Lison", "Condor" etc.

Juste une petite question pour éclairer notre lanterne à tous car tu n' en parles pas jusqu' ici
dans la présentation de ton projet : Qu' est-ce qui t' a fait choisir le nom de "Louise" ?
Merci par avance.

J' attends également comme beaucoup d' autres sans doute la "suite du programme".......

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  hrv1 le Ven 30 Nov 2012 - 21:01

Bonsoir,
Bravo Bruno, un joli sujet intéressant bien documenté. A quand la mono ?

_______________________________________________
Faire des histoires plates avec des propos creux, c'est pas facile, donc c'est de l'art.  (JP Borer)
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Ven 30 Nov 2012 - 23:18

Albatros a écrit:Bonsoir.
Juste une petite question pour éclairer notre lanterne à tous car tu n' en parles pas jusqu' ici
dans la présentation de ton projet : Qu' est-ce qui t' a fait choisir le nom de "Louise" ?
Merci par avance.


Merci Luc de me poser cette question.

Lison, Margot, Cul blanc, Condor, quelques noms de ces fameux clippers d'Argenteuil sont parvenus jusqu'à nous.
Mais relayé par de nombreux articles donnant des informations techniques dans la revue Le Yacht et d'autres ouvrages traitant du sujet, Lison est le nom qui revient le plus souvent à l'esprit.

Dès l'origine de ce projet j'avais décidé d'attribuer le nom de Lison à ce modèle.
Mais lors de mes nombreux échanges par mails avec nom ami Tola (membre de ce forum), ce dernier évoquant mon projet, me parlait toujours de Louise et non pas Lison.

Alors au nom de la longue et grande amitié que j'ai pour cet homme, remarquable modéliste, que la maladie injustement lui empêche à jamais de pratiquer sa passion, j'ai décidé de nommer ce clipper d'Argenteuil LOUISE en témoignage de mon amitié pour lui.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Sam 8 Déc 2012 - 22:45

Et si nous parlions maintenant de chantier de construction ?

C'est la première pierre du projet et son rôle est important. De la précision de sa construction découlera une grande partie de la qualité du futur modèle. Mal construit, il pourrait en découler un cintrage de la quille, un défaut dans la symétrie des formes dû à un mauvais perpignage ou balancement de couples.

Le chantier de ce clipper est un peu différent des chantiers usuels dans le sens où sa forme correspondra au volume de la coque diminué de l'épaisseur du bordé et des couples. Soit le volume intérieur couples.
De plus comme nous avons affaire à une construction par membrures ployées, chacun des couples servira de gabarit pour le formage des couples.

Voici donc le cahier des charges que je me suis donné pour ce chantier :

- Autant de couples/chantier que de couples/bateau
- Les couples du chantier devront avoir la même largeur que les couples du bateau : soit 2 mm à l'échelle du 15e. Ils devront donc être rigides.
- Les couples chantiers devant servir de gabarit pour le formage des couples ployés (en ébène), trouver la bonne technique pour ployer l'ébène et surtout que ce bois garde sa forme après façonnage.
- Sur toute la partie centrale du navire, la forme des couples est rentrante, ce qui posera un problème au démoulage.
- Les couples avant sont dévoyés.
- Sur ces petits navires, il n'y a pas de vaigrage. L'intérieur sera visible et devra donc être traité avec autant de soins que l'extérieur. Voir s'il y a un moyen de gérer au fur et à mesure de l'avancement, les bavures de colle inhérentes à la pose du bordage.
- Mon projet est de présenter ce modèle en charpente apparente sur un côté et entièrement bordé sur l'autre.

Voilà beaucoup de points à gérer par la réflexion avant de se lancer dans l'action.

Mais avant de regarder et d'analyser ce chantier par l'image, je voudrais dire qu'il est le résultat d'une collaboration étroite entre Luc Moinet (Albatros sur ce forum) et moi-même. Luc par son ingéniosité, son esprit inventif, ses équipements, mais surtout sa grande expérience dans la maîtrise de la découpe numérique a énormément contribué à ce que nous allons étudier en détail. Je lui adresse ici mes remerciements et d'autant qu'il a réalisé ce travail à titre tout à fait amical et totalement désintéressé.


Vue globale du chantier :



Nous voyons ici que les couples/gabarit sont en aluminium.
Épaisseur 2 mm, ce qui correspond à la largeur des couples ployés à l'échelle du 1/15e.
L'aluminium offre, à épaisseur égale beaucoup plus de rigidité que le bois. Mais aussi et nous le verrons plus tard, pas de prise à la colle. Il se travaille aussi très bien avec un outillage courant.


Toutes machines à commandes numériques fonctionnent avec des données informatiques ayant pour origine le dessin. Ici en l'occurrence le tracé des couples.

J'ai transmis à Luc les fichiers numériques de mes dessins du tracé de la coque. Ce dessin a pour origine, une modélisation extrapolée à partir du plan original recueilli dans la revue Le Yacht de 1878.
En quelques images voici le processus :

Modélisation de la coque extérieur bordé.





"Tranchage" de la coque pour définir le contour des couples face AV et face AR.



L'ensemble des couples



Les couples / gabarit du chantier correspondent à la forme intérieure des couples. Le dessin 3D permet par un décalage de surfaces de définir le contour intérieur de ces couples/gabarit.



- En 1 : la surface extérieure du bordé.
- En 2 : la surface intérieure du bordé
- En 3 : le couple avec sa face avant et arrière.
- En 4 : la surface intérieure couple. Pour la partie AV du navire, les couples/gabarit seront découpés en suivant la ligne AR du tracé du couple. Pour la partie AR du navire, ce sera le contraire.


Après avoir transmis à Luc l'ensemble de mes fichiers informatiques nécessaire pour la réalisation du chantier de construction, Luc les a exploités pour concevoir, en respectant au plus près les données du cahier des charges, un ensemble ingénieux, que je vous présente ici et que vous comprendrez mieux par l'image. Il est évident aussi que l'apport de mes données doit être transposé à la machine. Mais là je suis incapable de vous donner des explications. Je laisse la main à Luc sur ce point.

La photo ci-dessous représente le principe de la construction des couples que je vous commente :



- En 1 : Couple démontable, car les bords sont rentrants, ce qui empêcherait le démoulage. Soit les couples de 12 à 24.
- En 2 : Couple normal.
- En 3 : Ailes du couple démontable.
- En 4 : Cales de montage des couples démontables.
- En 5 : Série de trous pour les ligatures des couples ployés.
- En 6 : Encoche pour la mise en place d'une butées pour le positionnement de la virure de préceinte.
- En 7 : Encoche pour le positionnement de la quille.




Comme je vous l'ai dit, la finition de l'intérieure de la coque en ébène doit être aussi parfait que l'extérieur. Polir l'ébène entre les membrures est une opération délicate.
Donc l'un des critères, que je considère important est de pouvoir gérer au fur et à mesure de l'avancement de la pose du bordage, le nettoyage des bavures de colles coté intérieur.
Le chantier pourra donc se désolidariser de sa base pour cette opération.








Je vous montre ici d'autres photos pour illustrer la conception du chantier que nous devons en grande partie à Luc Moinet.





Détail du support des couples dévoyés


Détail du support du tableau arrière.




Dans le message suivant, je vous parlerai du montage et de l'équerrage des couples.






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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  didier08 le Dim 9 Déc 2012 - 7:06

La Classe!!!
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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  G. Delacroix le Dim 9 Déc 2012 - 9:46

Le chantier est déjà un bel objet, réfléchi et élégant, un modèle par lui-même ça promet pour la suite.
Les première allonges sont en place sur les couples dévoyés ou bien c'est une cale ?
santa

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

Message  Bruno Orsel le Dim 9 Déc 2012 - 10:13

G. Delacroix a écrit:Les première allonges sont en place sur les couples dévoyés ou bien c'est une cale ?
santa

Ce ne sont pas des allonges mais une cale de rattrapage d'épaisseur pour corriger une erreur découverte tardivement.
Je vois que vous avez l'oeil.

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Re: LOUISE - Tentative de reconstitution d'un clipper d'Argenteuil.

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